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I partie

Le 1-er chapitre est consacre a 1'examen des formes et premiers foyers de l'art. La periode la plus ancienne est representee par les monuments de l'art rupestre du Sahara, de 1'Afrique du Nord, de l'Est et du Sud, les premiers monuments remontant approximativement a dix mille ans. La sculpture est sensiblement plus recente, les ensembles sculpturaux les plus anciens datant du VI-е siecle avant J. -C. an He siecle apres J. -C. (Culture Nok). Dans les conditions tropicales n'ont subsiste que les objets faits de materiaux resistants. On ne connait que quelques groupes de sculpture ancienne: Nok et Sao (terre cuite), nomoli, pomdo, mintadi, akvantchi (pierre), Ife (bronze et terre cuite), Esie (pierre), Benin (bronze), afro-portugais (ivoire), Igbo-Ukwu (bronze) et quelques autres.

La sculpture ancienne est caracterisee par des traits relativement realistes et par son anthropomorphisme. Les plus grands ensem­bles, dans lesquels ces caracteres sont le plus fortement accuses - Ife et Benin - remontent aux premiers Etats de 1'Afrique Tropicale. L'art de 1'Ife et du Benin est un exemple-type d'un art de cour royale, fait par des artisans profession-nels.

Les formes specifiques de l'art de cour sont liees a un ceremonial et incarnent les idees du caractere superieur et du caractere sacre du pouvoir. Les trones, les sceptres, les recades, les eventails et autres objets de l'art de cour se distinguent avant tout par un caractere decoratif, extraverti tres elabore. L'art de cour est un art de prestige qui se presente comme tel et dans lequel la symbolique cultuel ordinaire est remplacee par les symboles du pouvoir et de la puissance personnels du monarque.

Par comparaison avec les formes tradition-nelles, cet art est, du point de vue du contenu, plus uniforme et plus concret, et plus naturaliste du point de vue de la forme. L'art des artisans professionnels represents l'etape succedantim-mediatement aux formes les plus evoluees de l'art traditionnel.

2-eme chapitre est consacre a 1'analyse concrete de l'art traditionnel. Le premier devoir de 1'analyse formelle - elle-meme fondament de la classification en sculpture - est d'apprecier dans quelle mesure le style a un caractere conventionnel et de determiner ses particularites.

Une definition du degre de schematisme suppose une comparaison de la forme artistique et d'un modele de reference ; celle des particula-rites artistiques suppose l'etude comparee de divers styles. Chaque forme artistique etant dans l'art traditionnel une modification des formes naturelles, le probleme de 1'analyse stylistique peut etre ramene a celui de la definition de la quantite et de la qualite de la deformation.

Une analyse preminiaire globale et le regroupement des ecoles artistiques en fonction de caracteres stylistiques communs conduisent a distinguer quatre grandes regions: le Soudan occidental, la cote guineenne, le bassin du Congo, 1'Afrique orientale. Chacune de ces regions comporte quelques foyers principaux dont relevent, a des degres divers, toutes les ecoles artistiques de la region.

Suivant le nombre de ses foyers chaque zone est partagee en quelques groupes stylistiques apparentes. C'est sur le littoral guineen qu'on trouve le plus grand nombre de ces groupes relativement individualises. Cette region se divise en trois zones: occidentale, centrale et orientale. Dans l'ensemble congolais on disting­ue les ecoles artistiques du Gabon et des territoires adjacents. C'est lazoned'Afrique orientale qui forme la zone la moins coherente. La region ou l'unite stylistique est la plus grande est le Soudan occidental.

Bien qu'il reste ouvert a 1'influence de l'lslam, le Soudan occidental n'a pas perdu l'originalite de ses cultures indigenes. Aux debuts de la colonisation europeenne la plupart de ces peuples avaient garde leur structure familiale, leurs religions autochtdnes, leurs anciennes traditions artistiques.

Le genre de vie, la culture materielle, la stratification sociale, la mythologie, le folklore, les croyances, les ceremonies autorisent a parler d'une certaine communaute culturelle des peuples du Soudan occidental: Dogons, Mossi, Kouroumba, Bobo, Lobi, Senoufo, et aussi Bambara, Malinke etc.

On peut distinguer dans le Soudan occidental deux foyers principaux, dont relevent plus ou moins toutes les autres ecoles artistiques - de la region. L'essentiel du premier est constitue par l'art tellem-dogon, celui du second par l'art bambara. De l'ecole dogon releve l'art mossi, kouroumba, bobo; au cercle bambara appartient l'art malinke, khasonke, marka. L'art senoufo, qui, dans les regions du Nord, possede des traits stylistiques le rapprochant de l'art bambara d'une part et de l'autre de l'art dogon, acquiert au Sud, certaines particularites qui caracterisent la sculpture du littoral guineen.

Les peuples du littoral guineen du Senegal au Gabon presentent une extreme variete du point de vue ethnique, linguistique et culturel. Des peuples parlant la meme langue peuvent appartenir a des groupes ethniques differents et les frontieres des Etats modernes fractionnent souvent ces groupes ethniques en plusieurs unites. II est naturel que 1'evolution culturelle et artistique de chacune de ces parties territoriale-ment isolees se mette a acquerir des traits specif iques.

Le patrimoine artistique des peuples du littoral guineen fournit un materiau fort riche pour 1'etude des formes archai'ques de la creation artistique aussi bien que pour celle des aspects hautement evolues de l'art des artisans professionnels.

Le premier des trois grands groupes qui rassemblent les foyers artistiques du littoral guineen est le groupe occidental (du Senegal a l'Ouest de la Cote d'lvoire), comprenant les ecoles artistiques des peuples baga, bidyogo, mende, kissi, dan, guere etc. Le deuxieme est le groupe «central» (de l'Est de la Cote d'lvoire au delta du Niger) embrassant l'art traditionnel baoule, gouro, ashanti, yoruba etc. Le troisieme groupe, oriental, (du delta du Niger au Gabon), comprend l'art igbo, idjo, ibibio, eko'i, bamoum, bamileke et beaucoup d'autres. Ici, comme dans le Soudan occidental, 1'analyse stylistique nous a permis de distinguer plusieurs ecoles artistiques de premiere importance dont notamment: baga, dan, mende (groupe occidental); baoule, yoruba (groupe cental); igbo, ekoi, bamileke (groupe oriental).

L'essentiel de l'ensemble du Congo est constitue par le territoire de la Republique du Zaire, auquel s'ajoutent le Gabon, la Republique Populaire du Congo ainsi que le Nord de L'Angola.

La majorite de la population du bassin du Congo appartient au groupe linguistique bantou. La relative uniformite des formes economiques et culturelles s'explique dans une large mesure par la specificite des conditions naturelles. Le mode de vie semi-nomade, la faible densite de la population, l'absence de moyens de communica­tions, le caractere ferme des groupes familiaux expliquent bien des particularites de son developpement, et notamment de son art. L'un des facteurs de 1'evolution artistique a ete aux XVе-XVIIIе siecles la presence de formations etatiques (Kongo, Bakuba etc.) et leurs contacts tres anciens avec des Europeens. L'une des particularites de la sous-zone artistique dans laquelle entrent le Gabon et les territoires adjacents est notamment constituee par le fait que la majeure partie des peuples у ignoraient dans le passe les formes etatiques. L'art des peuples fang, bakota, bakvele, bateke, bapounou fournit des objets d'un extraordinaire interet esthetique et scientifique.

Les ecoles artistiques du bassin du Congo proprement dit (Zaire et territoires adjacents) sont rassemblees en cinq grands groupes. Les centres de trois d'entre eux sont constitues par les bakongo, bakuba, baluba. Les deux autres comprennent les peuplades du Nord-Ouest (ngbaka, ngbandi, boa etc.) et du Nord-Est (mangbetu, azande etc.)

La specificite des styles locaux a ete mise en lumiere par l'analyse de la sculpture bayaka, bapende, bena-lulua, tchokwe, basongue, waregaetc...

La variete des sujets, la complexity de la composition, la tendance a la desacralisation et a un traitement realiste des formes indiquent que se sont les bakuba, baluba, mangbetu qui'ont pousse le plus loin dans cette region 1'evolution artistique. Certaines de leurs sculptures et certains de leurs objets temoignent que leurs art est une forme de transition entre l'art tradition­nel proprement dit et l'art des artisans profes-sionels.

La structure sociale et economique, le mode de vie des peuples nomades-eleveurs et agriculteurs de l'Afrique orientale ont particulierement stimule le developpement de la creation musicale, de la danse, des traditions populaires orales. Les arts plastiques sont surtoutrep-resentes ici dans leurs applications : vannerie, tissage, poterie, perlage, joaillerie etc. Deja chez les Bari, Bongos et autres peuples du Nil superieur, la sculpture occupe une place rela-tivement reduite. Au Sud-Ouest de l'Ethiopie, chez les peuplades negroides, la sculpture est parfois utilisee pour les steles funeraires. С'est aux enterrements et a leur rituel que sont'liees les petites figurines d'argile qu'on trouve chez les Galla. Des genres primitifs et des formes appliquees de sculpture se rencontrent chez les Shilluk (Soudan), Elie (Somali), Barotse et Mambuda (Zambie), chez les Mashona (Zim­babwe), les Wasaramo et les Wanyamwesi (Tanzanie). Notons la place exceptionnelle qu'occupe en Afrique orientale, du point de vue des arts plastiques les Makonde et les peuplades apparentees mavia, makuaetc (Tanzanie, Mozambique).

Au terme de l'analyse des principales ecoles artistiques du Soudan occidental, du littoral guineen, du bassin du Congo, de l'Afrique orientale, nous sommes amenes a constaterque 1'art de chaque groupe ethnique possede plusieurs traits stylistiques qui lui sontpropres. Autrement dit, au stade tribal chaque ethnos engendre une structure artistique specifique. U devient egalement evident qu'en depit de l'heterogeneite ethnique de la culture artistique traditionnelle et de la variete des formes artistiques locales il existe un certain substrat qui recouvre les particularity regionales.

Partout sont attestes deux genres de sculp­tures: les masques et les statues, leur fonction refletant une conception du monde qui en son-fond est generale. Les constantes apparaissent egalement au niveau de la structure artistique proprement dite. C'est ainsi, par exemple, que toute la sculpture est caracterisee par la statisme, une symetrie severe, des proportions decroissantes de haut en bas, une architectoni-que claire, une tendance a la geometrisation des formes. La symetrie, la geometrisation, l'architectonique claire caracterisent egalement les masques. De plus les particularites regionales sont recouvertes par 1'existence, partout attes-tee, de trois types de masques (masques faciaux, masques a cimier et masques-heaumes) et de trois genres (zoomorphiques, zooanthropomor-phiques et anthropomorphiques).

Ce substrat determine un canevas general, a partir duquel fonctionnent les differents foyers artistiques. Chacun d'eux possede sa propre constante stylistique, dont les parametres sont determines par la quantite et la qualite des deformations. L'analyse montre que la quantite de deformation (le degre de schematisme) est relativement dependante du niveau atteint dans revolution, qu'elle reflete la phase de develop­pement de la tradition artistique. La qualite de la deformation - la preference accordee a tel ou tel type de stylisation - exprime la specificite locale, a une fonction ethnodifferentielle.

Les changements quantitatifs, qui sont lies au niveau atteint dans 1'evolution, s'affirment avant tout dans une perspective diachronique. De plus, quand on passe d'un centre stylistique a un autre, on observe une certaine Constance dans le rapport entre les elements qualitatifs de la structure artistique. Ainsi la deformation quantitative apparait comme une fonction du temps, la deformation qualitative comrne une fonction de 1'ethnos (s'est a dire, dans un certain sens, de l'espace). Parallelement, 1'evolution stylistique de tout le systeme considere se developpe sur deux plans: spatial et temporel, possede deux aspects: diachronique et syn-chronique.

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